Parce qu'on peut aimer (le mot est faible) deux Wilc/ko à la fois.
Le groupe de Jeff Tweedy Wilco, originaire de Chicago et le guitariste anglais pile électrique /épileptique au jeu mitraillette, sec comme un coup de trique et acéré comme un canif, j'ai nommé Wilko Johnson.
Dr Feelgood a une histoire assez noire et douloureuse, d'abord avec la disparition prématurée de Lee Brillaux à tout juste 41 ans d'une saloperie de cancer foudroyant en 1994, ses penchants pour le gin et la bière, avec une consommation à assécher des pubs entiers n'ayant sans doute rien arrangé.
Elles étaient alors déjà loin les années de gloire de ce groupe de rock' n 'roll prolo de Canvey Island, étendard du pub rock devenu culte et annonciateur parmi d'autres de la déferlante punk qui allait s'abattre sur le Royaume Uni.
Pour une introduction idéale à ce groupe, je vous recommande chaudement un des meilleurs documentaires consacrés à un groupe de rock que j'aie vu, Oil City Confidential de Julien Temple (le dvd n'est malheureusement pas sous titré en français).
Sorti il y a peu, un très chouette coffret (3 CD / 1 DVD) propose une sorte de synthèse de ces années de feu ou Wilko dégainait ses riffs mitraillettes d'une efficacité assez prodigieuse avec la précion d'un sniper, en chef d'escouade épaulé par une solide rythmique et un des meilleurs chanteurs de rythm and blues anglais, toutes périodes confondues, Lee Brillaux donc.
All Trough the City (with Wilko 1974-1977) est truffé de pépites inédites, en plus de l'intégrale des disques parus pendant cette période, où leur futur n'était pas encore plombé mais sentait déjà le cambouis.
Ce blog parle en grande partie de musique, il rassemble des impressions et souvenirs des concerts marquants (pour différentes raisons) auxquels j'ai pu assister, mais peut contenir aussi des coups de cœur ou de gueule sur des thèmes plus variés (musique, ciné, bouquins, séries)... Bref, un fourre-tout plutôt axé sur le rock, le rock'n'roll, le blues, le métal, le folk, le grunge, la pop, le punk rock... Pourvu que ça dure.
mercredi 17 juillet 2013
mardi 9 juillet 2013
Un bouquin? Vendetta de RJ Ellory
On va quitter le monde du rock quelques lignes, juste pour s'arrêter sur un roman exceptionnel, peut-être (sans doute) le meilleur thriller que j'ai eu la chance de lire.
ça se passe principalement à la Nouvelle Orléans avec des incursions à Cuba et dans quelques autres villes des Etats-Unis.
Ça parle de la mafia et de l'histoire des Etats Unis des 50 dernières années. Il y a une tension, un suspense assez invraisemblable, tout ça appuyé par la moiteur de la Nouvelle Orléans, pas mal d'assassinats, de règlements de compte, de scènes violentes (on parle de la mafia, je vous dis...).
C'est vraiment bien écrit avec des rebondissements assez bluffants, du niveau de ceux d'Usual Suspects pour faire court...mais on s’intéresse aussi aux difficultés quotidiennes d'un flic alcoolo qui essaye de recoller les morceaux de sa vie personnelle, à un gamin qui grandit dans une famille d'émigrés cubains, à la mafia italo-américaine traditionnelle, à l'ambiance de la Louisiane...
Ellory utilise les personnages et les codes classiques du thriller américain pour en faire une sorte de synthèse très réussie, et fait en quelque sorte du neuf avec de l'ancien, dans un style très classique.
Je ne sais pas si Hollywood s'intéresse à ça mais il y a matière à faire quelque chose.
Evidemment, passer après les Affranchis et Casino, à part Scorsese, on ne voit pas qui pourrait oser ....
Depuis, j'ai lu 2 autres romans de RJ Ellory. Le premier "Seul le silence" est brillant, dans un style très noir, autour d'une intrigue de meurtres d'enfants et de traque d'un serial killer. Très recommandable lui aussi, il nous entraîne dans le Sud profond des Etats-Unis des années 30 et 40.
J'en achève en ce moment un troisième "Les Anonymes", qui me convainc un peu moins pour l'instant...
ça se passe principalement à la Nouvelle Orléans avec des incursions à Cuba et dans quelques autres villes des Etats-Unis.
Ça parle de la mafia et de l'histoire des Etats Unis des 50 dernières années. Il y a une tension, un suspense assez invraisemblable, tout ça appuyé par la moiteur de la Nouvelle Orléans, pas mal d'assassinats, de règlements de compte, de scènes violentes (on parle de la mafia, je vous dis...).
C'est vraiment bien écrit avec des rebondissements assez bluffants, du niveau de ceux d'Usual Suspects pour faire court...mais on s’intéresse aussi aux difficultés quotidiennes d'un flic alcoolo qui essaye de recoller les morceaux de sa vie personnelle, à un gamin qui grandit dans une famille d'émigrés cubains, à la mafia italo-américaine traditionnelle, à l'ambiance de la Louisiane...
Ellory utilise les personnages et les codes classiques du thriller américain pour en faire une sorte de synthèse très réussie, et fait en quelque sorte du neuf avec de l'ancien, dans un style très classique.
Je ne sais pas si Hollywood s'intéresse à ça mais il y a matière à faire quelque chose.
Evidemment, passer après les Affranchis et Casino, à part Scorsese, on ne voit pas qui pourrait oser ....
Depuis, j'ai lu 2 autres romans de RJ Ellory. Le premier "Seul le silence" est brillant, dans un style très noir, autour d'une intrigue de meurtres d'enfants et de traque d'un serial killer. Très recommandable lui aussi, il nous entraîne dans le Sud profond des Etats-Unis des années 30 et 40.
J'en achève en ce moment un troisième "Les Anonymes", qui me convainc un peu moins pour l'instant...
vendredi 5 juillet 2013
Wrecking Ball Tour part 3. Stade de France, 29 juin 2013
Pre-show:
1. This Hard Land
2. Burning Love (sign)
3. Growin' Up
1. This Hard Land
2. Burning Love (sign)
3. Growin' Up
19h40
01
- Badlands
02 - Out in the Streets
03 - Lucille (tour premiere)
04 - Wrecking Ball
05 - Death to My Hometown
06 - Cadillac Ranch
07 - Spirit in the Night
Born in the USA album
08 - Born in the U.S.A.
09 - Cover Me
10 - Darlington County
11 - Working on the Highway
12 - Downbound Train
13 - I'm on Fire
14 - No Surrender
15 - Bobby Jean
16 - I'm Goin' Down
17 - Glory Days
18 - Dancing in the Dark
19 - My Hometown
02 - Out in the Streets
03 - Lucille (tour premiere)
04 - Wrecking Ball
05 - Death to My Hometown
06 - Cadillac Ranch
07 - Spirit in the Night
Born in the USA album
08 - Born in the U.S.A.
09 - Cover Me
10 - Darlington County
11 - Working on the Highway
12 - Downbound Train
13 - I'm on Fire
14 - No Surrender
15 - Bobby Jean
16 - I'm Goin' Down
17 - Glory Days
18 - Dancing in the Dark
19 - My Hometown
20 - Pay Me My Money Down
21 - Shackled and Drawn
22 - Waitin' On a Sunny Day
23 - The Rising
24 - Land of Hope and Dreams
25- We're Alive
26- Born To Run
27- Ramrod
28- Tenth Avenue Freeze Out
29- American Land
30- Thunder Road (acoustic)
fin du concert à 22h50 (3h10)
C'était donc samedi dernier.
Pratiquement une semaine après, j'ai encore plein d'images et de
musique dans la tête.
Cette fois, j'étais en pelouse or, où le son
était très bon.
On arrive à 16h30 aux abords du stade, le temps de trouver la bonne file d'attente,
il est presque 17h et c'est l'ouverture des portes, 30 minutes avant
l'horaire prévu.
Le temps d'entrer tranquillement de s'offrir une bière et on
s'installe à une vingtaine de mètres de la scène, il y a déjà
pas mal de monde dans la fosse or (j'apprendrai plus tard que les
détenteurs de bracelets, des fans hardcore qui s'auto-attribuent des
numéros en fonction de leur ordre d'arrivée aux portes des concerts
pour être le plus près possible de la scène ont eu le privilège
d'entrer par une autre porte avant le gros des troupes, sympa et soucieux de leur bien-être, le père Bruce...).
Bref, il est 17h40, on s'est assis par terre pour attendre le
début du show quand des cris et un brusque mouvement de foule vers
l'avant nous fait bondir : Bruce, tee shirt blanc et lunettes de
soleil est sur scène ! S'en suivront 3 morceaux, de This hard
land à Growin'up en passant par Burning Love, reprise d'Elvis
Presley que je ne connaissais pas et qui m'a scotchée.
Il y a 10 ans au même endroit, Springsteen avait déjà fait la même
surprise à son public, à l'époque, il paraît que c'était une
première. Depuis, il l'a fait 4 fois, dont 3 sur la tournée
Wrecking Ball entamée en 2012 (à Helsinki et plus récemment à
Naples et Padoue, semble t-il).
Sacré cadeau qui met tous les chanceux déjà présents à ce moment-là - 15 000 personnes à tout casser ?- dans d'excellentes dispositions.
A 19h40, s'il n'est pas plein à craquer, contrairement à ce que
diront les comptes rendus paresseux de quelques journalistes avides de surenchère, il est déjà bien rempli malgré tout, le chiffre
officiel serait autour de 62 000 spectateurs payants. Le Parisien, fidèle à sa rigueur légendaire en verra carrément 80 000 -eh oh, gars, du calme, c'est pas une campagne électorale de - tiens, euh, au hasard - Sarkozy, seul endroit où 15 personnes peuvent tenir au mètre carré selon la police et les organisateurs mais je m'égare...
19h 40, donc!
Le groupe monte sur scène au son du thème d'"Il était une fois en Amérique", de Morricone.
Le groupe monte sur scène au son du thème d'"Il était une fois en Amérique", de Morricone.
Ensuite, c'est Badlands et son riff puissant, qui d'entrée, donne le
ton de la soirée. Ce soir, ce sera énergique, et festif. Et
effectivement, quelques requests bienvenues nous indiquent que c'est la direction que le boss a choisie: "Lucille", reprise d'un rock survitaminé de Little Richard pas
jouée par le groupe depuis 1978 et "Cadillac Ranch", que je n'avais
jamais entendue.
Après un très bon Spirit in the Night, Bruce annonce que pour
remercier le public français, il a décidé de faire un cadeau :
« nous allons jouer l'alboum Born in the USA du début à la
fin ». Explosion de joie dans le stade. J'avoue pour ma part
avoir été un peu déçu sur le moment, j'aime bien cet album, c'est, comme pour beaucoup, avec lui que j'ai connu Springsteen, mais quitte à
faire l'exercice, j'aurais rêvé d'un Born to Run ou d'un Darkness.
Il faut toutefois bien le reconnaître, cet album est sans doute plus adapté à ce type
d'enceinte, et le résultat fut au delà de mes attentes, notamment
les superbes interprétations de « Downbound Train »,
« I'm on fire » et « My Hometown » alors que "Glory Days" et "Dancing in the dark" auront donné lieu aux cabotinages habituels.
Et ça m'aura permis d'entendre « Cover me » live, une
première pour moi.
Ensuite, le E Street Band et son boss vont continuer sur le même
rythme jusqu'aux rappels, avec un très chouette « We are
alive » et un prenant « Thunder Road » en
acoustique solo pour finir.
On pourra quand même regretter le manque d'originalité dans la set list.
Avouons le, un "Jungleland", un "Frankie" ou une version de "The promise" full band auraient donné à ce show une autre dimension.
Comment ça, des caprices d'enfant gâté?
On pourra quand même regretter le manque d'originalité dans la set list.
Avouons le, un "Jungleland", un "Frankie" ou une version de "The promise" full band auraient donné à ce show une autre dimension.
Comment ça, des caprices d'enfant gâté?
samedi 8 juin 2013
Alain Bashung, Olympia, 14 juin 2008
Quel moment intense que ce concert.
Il est resté gravé dans ma tête comme un des très grands moments auxquels j'aurai eu la chance d'assister. De ceux qui se comptent sur les doigts d'une main.
J'avais vu Bashung en 1994, lors de la tournée "Chatterton", à Cherbourg dans une salle de sport pas du tout faite pour ça. Un concert attendu un peu gâché par un choix de lieu plus que discutable.
Ah, les concerts et les scènes de rock'n'roll, ne parlons même pas de rap (musiques actuelles comme on dit en langage politiquement correct depuis, pratique pour englober tout ça) dans les sous préfectures de Province, tout un programme...- pourtant à Cherbourg, y avait le fric du nucléaire à l'époque- merci les politiques (même si ça s'est un peu amélioré ces dernières années...).
Bref, malgré ces aléas, j'avais pu m'apercevoir que le type (que j'adorais sur disque) était bon sur scène, à revoir dans de meilleures conditions.
Ce fut donc l'Olympia, 14 ans plus tard.
Difficile de faire mieux que cette salle, on est d'accord.
Difficile surtout de transmettre l'émotion palpable ce jour là. Difficile d'imaginer quand on n'y était pas à quel point la performance fut exceptionnelle, à tous points de vue, à quel point l'interprétation, la sobriété, la qualité des musiciens et du son, la beauté des lumières, les versions des morceaux toutes plus réussies les unes que les autres, à quel point tout cela a permis ce moment unique.
Tout ça présenté avec une classe désarmante, sans le moindre pathos. Oui, tout le monde savait qu'il était malade, peut-être inconsciemment (ou non) cela joue t-il mais je vous jure que sur scène, on a juste vu la performance d'un artiste exceptionnel ce samedi là.
Rien de malsain au programme (si ce n'est lors de la première partie, pour une autre raison, les sifflets peu élégants adressés par une partie des spectateurs à Chloé Mons).
Seulement quelques gorges qui se serrent (pas la sienne) lorsqu'il chante "Angora".
L'album Bleu Pétrole est l'un de mes préférés de Bashung, peut-être mon préféré.
Sur scène, des morceaux comme "Vénus" ou "Je tuerai la pianiste" ont pris une dimension incroyable.
Cinq ans après, ce concert reste l'un des plus beaux que j'ai vécu.
J'ai acheté le DVD enregistré dans la même salle les 10 et 11 juin.
Je n'ai pas encore pu le regarder en entier.
Il est resté gravé dans ma tête comme un des très grands moments auxquels j'aurai eu la chance d'assister. De ceux qui se comptent sur les doigts d'une main.
J'avais vu Bashung en 1994, lors de la tournée "Chatterton", à Cherbourg dans une salle de sport pas du tout faite pour ça. Un concert attendu un peu gâché par un choix de lieu plus que discutable.
Ah, les concerts et les scènes de rock'n'roll, ne parlons même pas de rap (musiques actuelles comme on dit en langage politiquement correct depuis, pratique pour englober tout ça) dans les sous préfectures de Province, tout un programme...- pourtant à Cherbourg, y avait le fric du nucléaire à l'époque- merci les politiques (même si ça s'est un peu amélioré ces dernières années...).
Bref, malgré ces aléas, j'avais pu m'apercevoir que le type (que j'adorais sur disque) était bon sur scène, à revoir dans de meilleures conditions.
Ce fut donc l'Olympia, 14 ans plus tard.
Difficile de faire mieux que cette salle, on est d'accord.
Difficile surtout de transmettre l'émotion palpable ce jour là. Difficile d'imaginer quand on n'y était pas à quel point la performance fut exceptionnelle, à tous points de vue, à quel point l'interprétation, la sobriété, la qualité des musiciens et du son, la beauté des lumières, les versions des morceaux toutes plus réussies les unes que les autres, à quel point tout cela a permis ce moment unique.
Tout ça présenté avec une classe désarmante, sans le moindre pathos. Oui, tout le monde savait qu'il était malade, peut-être inconsciemment (ou non) cela joue t-il mais je vous jure que sur scène, on a juste vu la performance d'un artiste exceptionnel ce samedi là.
Rien de malsain au programme (si ce n'est lors de la première partie, pour une autre raison, les sifflets peu élégants adressés par une partie des spectateurs à Chloé Mons).
Seulement quelques gorges qui se serrent (pas la sienne) lorsqu'il chante "Angora".
L'album Bleu Pétrole est l'un de mes préférés de Bashung, peut-être mon préféré.
Sur scène, des morceaux comme "Vénus" ou "Je tuerai la pianiste" ont pris une dimension incroyable.
Cinq ans après, ce concert reste l'un des plus beaux que j'ai vécu.
J'ai acheté le DVD enregistré dans la même salle les 10 et 11 juin.
Je n'ai pas encore pu le regarder en entier.
samedi 7 juillet 2012
Bruce Springsteen, 4 et 5 juillet 2012, Bercy
Bruce Springsteen, 4 et 5 juillet 2012,
Bercy
Depuis quelques années, on dirait que
les programmateurs prennent un malin plaisir à coller un maximum de
dates entre le 10 juin et le 20 juillet !
Cherchent-ils à se tirer une balle
dans le pied, avec tous les festivals qui existent aussi en cette
période estivale ?
Où est-ce que tous les concerts que je
vais voir sont joués par des sexagénaires qui préfèrent jouer en
été pour éviter l'arthrose ?
Plus sérieusement, c'est aussi sans
doute lié au fait que les groupes qui font la tournée des festivals
de mai à juillet peuvent intercaler des dates entre les différents
événements auxquels ils participent.
N'empêche, je ne sais pas comment ces
nombreux concerts continuent à faire le plein alors que les tarifs
n'ont cessé d'augmenter ces 10 dernières années et que l'industrie
et la presse musicale, censées s'adresser aux mêmes passionnés se
cassent méchamment la gueule.
L'année 2011 était déjà bien
chargée, j'avais vu en quelques jours Arcade Fire, Gregg Allman,
John Mellencamp et Warren Haynes, en faisant l'impasse sur pas mal
d'autres...
Je me souviens du mois de juin 2008
aussi avec Rage against the Machine, Manu Chao, le regretté
Bashung, et déjà Springsteen...
En 2010, Them Crooked Vultures, Gov't
Mule, Aerosmith et Pearl Jam s'étaient aussi pointés judicieusement
à la même période...
En juin 2012, j'aurai enchaîné Tom
Petty, Pearl Jam et donc ces 2 dates de Springsteen en moins d'une
semaine !
J'ai certes bien aimé Tom Petty, j'ai
adoré Pearl Jam mais là, que dire ????
Ce fut certainement l'apothéose d'une
dizaine d'années de concerts Springsteeniens tous plus marquants les
uns que les autres, à tel point que le deuxième soir, j'ai eu le
drôle de sentiment d'un enfant trop gâté, qui ne mesurait même
plus la valeur du cadeau qu'il venait de recevoir tellement c'était
Gargantuesque ? Pantagruélique ?
Disons que c'était Springsteenien !
Voilà un adjectif qui mériterait
d'entrer dans le dico pour décrire un événement hors normes,
tenant à la fois du concert rock bien sûr, mais aussi de la
communion, de l'échange, du partage, de la fête, du rite païen, de
la performance scénique et sportive intense, de la célébration...
Commençons logiquement par le 4
juillet :
j'étais en fosse, juste après le
fameux pit tant idéalisé, critiqué, espéré ou détesté -c'est
selon- par les hardcore fans, selon les points de vue, pour un
concert suffocant (un problème électrique avait obligé les
techniciens de Bercy à couper la clim), il devait faire 35° dans
cette fournaise et Bruce y aura délivré une performance de 3h20.
Ce fut grand, on a beau commencé, à
force de le voir à chaque tournée, à connaître quelques trucs et
tours de passe du bonhomme, les vraies fausses requests, les
invitations à danser sur Dancing in the Dark, le gosse choisi parmi
la fosse pendant Waiting on a sunny day et invité à chanter (faux
le plus souvent), scène qui rapproche parfois plus de l'école des
fans que d'un concert de Rock, surtout quand ça devient
systématique. On a beau savoir tout ça, on n'en reste pas moins
ébahi par tant de présence, d'intensité, de générosité dégagée
par un type qui donne pourtant paradoxalement l'impression d'être
comme vous et moi. Et on prend, encore une fois, une claque
monumentale, pas de celles qui font mal, non, de celles qui vous
réveillent, vous redressent et vous redonnent la foi, l'espoir ou la
niaque pour les semaines, les mois qui suivent.
En
voici la setlist :
Intro Roy Bittan et Charlie Giordano:
"La Vie en rose" à l'accordéon.
1. We Take Care Of Our Own
2. Wrecking Ball
3. Badlands
4. Death To My Hometown
5. My City Of Ruins
6. Spirit In The Night
7. The E Street Shuffle (sign request)
8. 4TH OF JULY, ASBURY PARK (SANDY)
9. Jack Of All Trades
10. Because The Night
11. Darkness On The Edge Of Town
12. Johnny 99
13. Darlington County (Honky Tonk Woman Intro)
14. Easy Money
15. Waitin' On A Sunny Day
16. The Promised Land
17. Apollo Medley
18. INDEPENDENCE DAY (Bruce au piano)
19. The River
20. The Rising
21. Out In The Street
22. Land Of Hope And Dreams
23. We Are Alive
24. Born In The U.S.A.
25. Born To Run
26. Bobby Jean
27. Dancing In The Dark
28. Tenth Avenue Freeze-Out
29. American Land
Intro Roy Bittan et Charlie Giordano:
"La Vie en rose" à l'accordéon.
1. We Take Care Of Our Own
2. Wrecking Ball
3. Badlands
4. Death To My Hometown
5. My City Of Ruins
6. Spirit In The Night
7. The E Street Shuffle (sign request)
8. 4TH OF JULY, ASBURY PARK (SANDY)
9. Jack Of All Trades
10. Because The Night
11. Darkness On The Edge Of Town
12. Johnny 99
13. Darlington County (Honky Tonk Woman Intro)
14. Easy Money
15. Waitin' On A Sunny Day
16. The Promised Land
17. Apollo Medley
18. INDEPENDENCE DAY (Bruce au piano)
19. The River
20. The Rising
21. Out In The Street
22. Land Of Hope And Dreams
23. We Are Alive
24. Born In The U.S.A.
25. Born To Run
26. Bobby Jean
27. Dancing In The Dark
28. Tenth Avenue Freeze-Out
29. American Land
Mais
alors, que dire du 5 juillet ???
Si
mon placement était moins satisfaisant, j'étais sur le côté, le
long de la scène, idéal pour bien voir le groupe, mais nettement
moins pour l'acoustique (à ce niveau, rien ne vaudra
jamais la fosse), la soirée fut pourtant mémorable à plus d'un
titre.
Un
concert qui restera sans doute, peut-être comme une des soirées de
légendes qu'aura offert Springsteen à ses fans décidément
sacrément gâtés et souvent pourtant plus qu'exigeants, au même
titre que le Winterland 78 ou le Nassau de 80.
On
ne juge pas un livre à sa couverture ou à son nombre de pages, mais
tout de même...En plus d'être explosif avec une liste de morceaux à
tomber, notamment les 6 premiers, ce concert aura duré 3h38 !
Setlist :
Intro : "Au Clair de la Lune" (Charlie Giordano et Roy Bittan à l'accordéon).
1. The Ties That Bind
2. No Surrender
3. Two Hearts
4. Downbound Train
5. Candy's Room
6. Something In The Night
7. We Take Care Of Our Own
8. Wrecking Ball
9. Death To My Hometown
10. My City Of Ruins
11. Spirit In The Night
12. Incident On 57th Street
13. Because The Night
14. She's The One
15. Working On The Highway
16. I'm Going Down
17. Easy Money
18. Waitin' On A Sunny Day
19. Apollo Medley
20. For You (Bruce au piano)
21. Racing In The Street
22. The Rising
23. Out In The Street
24. Land Of Hope And Dreams
25. We Are Alive
26. Thunder Road
27. Born To Run
28. Glory Days
29. Seven Nights To Rock
30. Dancing In The Dark
31. Tenth Avenue Freeze-Out
Intro : "Au Clair de la Lune" (Charlie Giordano et Roy Bittan à l'accordéon).
1. The Ties That Bind
2. No Surrender
3. Two Hearts
4. Downbound Train
5. Candy's Room
6. Something In The Night
7. We Take Care Of Our Own
8. Wrecking Ball
9. Death To My Hometown
10. My City Of Ruins
11. Spirit In The Night
12. Incident On 57th Street
13. Because The Night
14. She's The One
15. Working On The Highway
16. I'm Going Down
17. Easy Money
18. Waitin' On A Sunny Day
19. Apollo Medley
20. For You (Bruce au piano)
21. Racing In The Street
22. The Rising
23. Out In The Street
24. Land Of Hope And Dreams
25. We Are Alive
26. Thunder Road
27. Born To Run
28. Glory Days
29. Seven Nights To Rock
30. Dancing In The Dark
31. Tenth Avenue Freeze-Out
dimanche 1 juillet 2012
Pearl Jam, Main Square, Arras, 30 juin 2012
Concert énorme de la bande à Vedder, un de plus!
Avec un magnifique "Release" pour commencer, et des raretés comme "Breath", et puis l'enchaînement "Black / Jeremy / Alive".
Une reprise bien sentie du Arms aloft de Strummer.
Vedder a bien profité du Bordeaux, s'emmêlant même les couplets sur Alive, ce qui a provoqué l'hilarité d'Ament et Gossard.
Plutôt bien en voix hier soir et en grande forme donc, le groupe content d'être là, et selon Vedder lui-même: "This will be a night to Remember".
Pour l'anecdote: Pearl Jam a demandé 4 médecins à son arrivée sur le site.
Ceux-ci ont visiblement bien fait leur boulot.
Set list:
01. Release
02. Go
03. Severed Hand
04. Do The Evolution
05. Better Man
06. Low Light
07. Amongst The Waves
08. Even Flow
09. Wishlist
10. Lukin
11. Corduroy
12. Nothing Man
13. Arms Aloft
14. Unthought Known
15. The Fixer
16. Rearviewmirror
Encore:
17. Given To Fly
18. Breath
19. Just Breathe
20. Black
21. Jeremy
22. Alive
23. Yellow Ledbetter
Avec un magnifique "Release" pour commencer, et des raretés comme "Breath", et puis l'enchaînement "Black / Jeremy / Alive".
Une reprise bien sentie du Arms aloft de Strummer.
Vedder a bien profité du Bordeaux, s'emmêlant même les couplets sur Alive, ce qui a provoqué l'hilarité d'Ament et Gossard.
Plutôt bien en voix hier soir et en grande forme donc, le groupe content d'être là, et selon Vedder lui-même: "This will be a night to Remember".
Pour l'anecdote: Pearl Jam a demandé 4 médecins à son arrivée sur le site.
Ceux-ci ont visiblement bien fait leur boulot.
Set list:
01. Release
02. Go
03. Severed Hand
04. Do The Evolution
05. Better Man
06. Low Light
07. Amongst The Waves
08. Even Flow
09. Wishlist
10. Lukin
11. Corduroy
12. Nothing Man
13. Arms Aloft
14. Unthought Known
15. The Fixer
16. Rearviewmirror
Encore:
17. Given To Fly
18. Breath
19. Just Breathe
20. Black
21. Jeremy
22. Alive
23. Yellow Ledbetter
vendredi 29 juin 2012
Tom Petty and the Heartbreakers, Grand Rex, 27 juin 2012
C'était très bien.
Une setlist best of, basée sur les grands classiques (un petit regret :3 morceaux seulement datant d'après 1995 et pas droit à I Need to know). Un public réceptif.
Un son toutefois trop fort qui ne m'a pas permis de saisir toute la subtilité du jeu de Benmont Tench.
Les Heartbreakers sont excellents, Mike Campbell en tête.
Tom Petty a légèrement perdu de sa voix, notamment dans l'agressivité contenue qui faisait sa marque de fabrique (selon moi) mais chante toujours juste.
Ca m'a parfois rappelé le concert de Mellencamp d'il y a 1 an.
Tom Petty n'est pas Bruce, ni physiquement, ni vocalement, il n'en a pas l'abattage, mais il semble apprécier d'être sur scène.
J'ai beaucoup aimé la clope planquée dans un cendar, discrètement fumée entre les morceaux.
Manquait toutefois un petit quelque chose pour faire basculer ce concert dans ce que j'espérais.
Les moments forts selon moi:
Oh well, Runnin down a dream, Good enough, I should have known it, la fin de Don't come around here no more (pourtant pas ma favorite) et Refugee.
J'ai beaucoup aimé la première partie Jonathan Wilson, même si ses intros et outros sont parfois un peu trop longues surtout pour un set si court.
Une setlist best of, basée sur les grands classiques (un petit regret :3 morceaux seulement datant d'après 1995 et pas droit à I Need to know). Un public réceptif.
Un son toutefois trop fort qui ne m'a pas permis de saisir toute la subtilité du jeu de Benmont Tench.
Les Heartbreakers sont excellents, Mike Campbell en tête.
Tom Petty a légèrement perdu de sa voix, notamment dans l'agressivité contenue qui faisait sa marque de fabrique (selon moi) mais chante toujours juste.
Ca m'a parfois rappelé le concert de Mellencamp d'il y a 1 an.
Tom Petty n'est pas Bruce, ni physiquement, ni vocalement, il n'en a pas l'abattage, mais il semble apprécier d'être sur scène.
J'ai beaucoup aimé la clope planquée dans un cendar, discrètement fumée entre les morceaux.
Manquait toutefois un petit quelque chose pour faire basculer ce concert dans ce que j'espérais.
Les moments forts selon moi:
Oh well, Runnin down a dream, Good enough, I should have known it, la fin de Don't come around here no more (pourtant pas ma favorite) et Refugee.
J'ai beaucoup aimé la première partie Jonathan Wilson, même si ses intros et outros sont parfois un peu trop longues surtout pour un set si court.
Inscription à :
Articles (Atom)

















