samedi 7 mars 2009

AC/DC Paris Bercy, 27 février 2009

Très bon concert, digne de leur réputation.
On a affaire à un groupe d'une efficacité assez prodigieuse, Angus Young égal à lui-même, pile électrique survitaminée qui s'appuie sur une rythmique en acier trempé. Carré, simple mais envoyé avec une précision diabolique (forcément).
Tous les standards (ou presque) y passent. 
J'ai vu ce à quoi je m'attendais.
AC/DC est le prototype du groupe fidèle à sa légende. Il balance ce qu'on attend de lui. On n'en ressort jamais déçu mais pas plus surpris que ça non plus.
C'est seulement après qu'on réalise à quel point c'était puissant et marquant, à quel point ce groupe est unique dans sa constance.



  1. Encore:


dimanche 29 juin 2008

Bruce Springsteen and the E Street Band, 27 juin 2008, Paris, Parc des Princes et de la bouillie sonore




Vendredi 27 juin:

Après avoir fait le tour du Parc, croisé des dizaines de tee-shirts collector parfois un peu kitsch -comment ça, tous les T shirts de Springsteen le sont !??-, on arrive vers 17h45.

Derrière nous, un groupe de mecs quadras-quinquas, refait l'histoire du Rock (Blue Oyster Cult, Blackfoot, Mr Bungle, Rose Tatoo), des anciens combattants, des durs, des tatoués...et surtout des gros buveurs de bière aussi, j'espère pour leurs voisins qu'ils sont en pelouse.

Il fait beau, l'été est là.

Entrée dans le Parc, les tribunes sont déjà bien remplies, comme la fosse. OUF, there is somebody alive out there!


20h50: The man on the flying trapeze.
Le Band fait son entrée par 2, sauf Steve, sans Patti.

Adam raised a cain. Adam raised a cain!

Un morceau de rêve depuis toujours! Sauf que le son est une cata, à ce moment là. Grosse peur pour nos oreilles. Bruce, super cadeau, ce titre... mais c'est un peu l'abattoir, pour commencer.
Radio Nowhere, ça semble s'améliorer un peu, mais ça restera toujours un peu de la bouillie sauf sur certains titres comme (de mémoire) Spirit, Atlantic City, Candy, Fire, For You, The River, Long Walk home, Tenth et American Land.
En revanche, quelle setlist! Bruce enchaîne les perles et quelques raretés (Rendez-vous -j'aurais préféré Ricky wants... ou Lost in the flood-, Janey...). Mais surtout, il joue Candy's Room, le Charley de Max est parti!!! 
Because the Night!
Fantastique. A ce moment précis, l'atmosphère dans le stade est fantastique, la fosse et les tribunes paraissent à l'unisson, Bruce a conquis les derniers sceptiques (et Niels aussi un peu quand même).
Ensuite, Mary's place fait un peu retomber le soufflet.
For you est un beau moment.
La version de Fire est tout simplement grande, avec cette blague en intro  « Max, Fire, not I'm on fire » suite au départ du batteur sur l'autre titre (sans doute qu'il avait mal vu la pancarte tendue par son boss).
The river est du même tonneau, même si certains choristes du public ont beaucoup de mal...
Long walk home, énorme.
Out in the Streets avant les rappels, en cerise, c'est la fête ce soir!

Rappels, Girls « pour les files françaises », sympa le plan drague et un poil démago aussi.
Tenth, Bruce a les dix doigts tendus vers Max, sans doute un code pour indiquer le titre du morceau? 

Et puis, BTR, Bobby Jean, Dancing...


Ce soir le public aura été gâté mais pas pourri... contrairement au son, quand même, gros point noir de la soirée.

Grand concert, j'adore le E Street Band, mais Clarence n'est plus tout jeune, leur public les vénère ces types, c'est un des tout meilleurs groupes à voir en live, mais on a parfois le sentiment qu'ils vont peut-être devoir bientôt clore le chapitre, en beauté, et pas se Stoniser.

Récupérée près de la cabane de l'ingé son, au milieu de la pelouse, la partie optionnelle (première fois que je vois ça!) de la set list, manuscrite :






dimanche 8 juin 2008

Rage Against The Machine, Bercy, 4 juin 2008

Ce concert, c'est peu dire que je l'attendais.
Je n'avais pas eu l'occasion de les voir et j'avais dû me contenter jusque-là de leurs 4 albums studio et de quelques lives (en comptant Renegades, leur album entièrement composé de reprises explosives). La période Audioslave m'avait laissé plutôt sur ma faim, et sceptique.

La première partie assurée par Saul Williams, encensé par la critique et considéré alors comme le slameur le plus talentueux, héros du film, fut une catastrophe. Entre happening, samples, riffs funk qui tombaient à plat, impros (?) ratées ou incompréhensibles, le pauvre n'aura reçu que des sifflets du public. Rarement une première partie aura été si pénible à supporter pour ma part...Même Grand Corps Malade et Abdelmalik reprenant en duo le rire du sergent n'auraient pas fait pire. Quoique...

L'internationale. Par les choeurs de l'armée de rouge. Intro idéale pour poser le décor.
Et c'est parti pour 1h25 de métal/ funk/rap d'une efficacité redoutable, comme dirait Jean Michel Larqué, et comme on pouvait s'y attendre.
Sur le premier morceau, j'ai eu le sentiment que Bercy ondulait sous les coups de boutoir du public et que les tribunes n'allaient pas supporter le concert tellement c'était puissant. Assez incroyable. J'ai pourtant fait quelques concerts mais ça, c'était du jamais vu.

La machine a ensuite déroulé son rouleau compresseur, sans doute pour remettre Bercy sur ses fondations.
Le seul problème, c'est que les ouvriers qui l'ont faite tourner ne donnent plus tant que ça l'impression de s'entendre, le Reunion tour semblant du coup sonner un peu faux , dans tout ça. J'ignore si Zack de la Rocha a l'habitude de parler au public ou de s'adresser à lui mais il semblait un peu froid et distant ce soir là.
Tom Morello dont je suis grand fan a fait lui aussi le job mais sans l'intensité qui d'habitude le caractérise. 
La rythmique toujours impressionnante n'aura pas suffi à masquer cette impression.
Bref, une prestation un peu décevante d'un groupe dont j'attendais beaucoup plus. 


  1. Encore:

samedi 1 septembre 2007

Robert Plant, Paris, Olympia, 9 novembre 2005


C'est la troisième fois que je vois Robert Plant.
Je l'ai vu une première fois en 1993, au zénith de Paris puis avec Jimmy Page en 1999 lors de la tournée Walking into Clarksdale.
Il va encore livrer une prestation fantastique ce soir.
Les morceaux de son nouvel album fonctionnent à merveille en live et les covers de Led Zeppelin, parfois revisitées comme ce Black Dog incroyablement risqué, en deuxième morceau. De quoi désorienter les hard core fans de Led Zep, mais aussi leur dire que cette période est définitivement derrière eux.
Strange Sensation, le groupe qui accompagne Robert Plant est excellent. Justin adams le guitariste sait éviter intelligemment l'écueil de la comparaison avec Jimmy Page, en n'essayant pas de rejouer à l'identique les solis de ce dernier sur les covers de Led Zep mais en choisissant de se les approprier.
Le groupe apporte globalement une couleur plus world (c'est souvent dangereux mais la subtilité des musiciens fait que là, ça fonctionne), plus roots à l'essentiel des morceaux.

En 2005, Robert Plant nous aura montré qu'il est toujours pertinent, artiste plus vivant que jamais, refusant comme une grande partie de sa génération de se laisser aller à la nostalgie de sa gloire passée, préférant le risque au confort. Rien que pour ça, on lui dit merci et respect, Sir.

Setlist:

1.Tin Pan Valley 

PJ Harvey, Zénith Paris, 30 juin 2004

La plus grande rockeuse en activité était de passage au Zénith en ce début d'été 2004.
Malgré un dernier album un peu en deçà de ces précédentes œuvres,  PJ Harvey nous a encore prouvé que c'est sur scène que sa musique-déjà plus qu’envoûtante sur disque- prend toute son ampleur.
J'ai toujours adoré son jeu de guitare simple et inspiré et ses mélodies à la fois sobres et pleines de personnalité. Quand à sa voix, elle prend toujours autant aux tripes.

Et quel style.

Keep'on Rockin', PJ!


Setlist:
  • Uh Huh Her
  • Meet Ze Monster
  • The Letter
  • Big Exit
  • Who The Fuck
  • Dress
  • Evol
  • A Perfect Day Elise
  • Shame
  • Victory
  • You Come Through
  • The Darker Days of Me and Him
  • Good Fortune
  • Down By The Water
  • Taut
  • Harder
  • Call On The Wall
  • The Whore's Hustle
  • The Mystery Of Love
  • My Friends Have*(Marianne Faithfull)

samedi 7 avril 2007

The Hives + Jon Spencer Blues Explosion, Paris, Zénith, 15 avril 2005

J'ai vu le présent du rock'n'roll garage et son nom est The Hives.

Un concert court (1h20 à tout casser) mais d'une intensité incroyable.
Une sorte de Dr Feelgood du 21ème siècle. Un chanteur totalement frappé, qui la joue mégalomane, deux guitaristes champions des riffs cisaillés, une rythmique basse batterie du niveau d'AC/DC, des hymnes qui auraient fait un carton dans les sixties ou les seventies. Peu ou pas de fioritures mais que c'est bon! Un look fifties rockab décalé comme il faut. 
Un pur concert de garage Rock comme je n'en avais jamais vu.
The Hives rule.
Allez-y les yeux fermés -bon, faites quand même gaffe sur la route- mais les oreilles grandes ouvertes. Vous en reviendrez bouche bée.

C'est juste dommage et un peu embarrassant qu'en première partie, le Blues Explosion de Jon Spencer ait semblé en rade, à court de carburant, l'ombre de lui-même. Où est passé le plus grand groupe live du monde qui, avec les Yeah Yeah Yeah alors débutants, avait mis le feu au Trabendo en avril 2002?