samedi 10 juillet 2010

Pearl Jam / Ben Harper... Main Square 3 juillet 2010

Encore un grand moment que ce concert de Pearl Jam, pour ma part. Je pense que le dernier train partant d'Arras pour Lille à 2 h a dû être la principale cause de la durée réduite à 1h35 du concert qui a commencé à 23h35 pour s'achever à 1h10. Le programme officiel annonçait pourtant à 2h la fin des concerts... 

L'après midi, arrivé trop tard pour Casablancas, le set de Phoenix m'a paru plutôt cool de loin, assez dansant même si à la longue, c'est parfois un chouia répétitif.
Que dire de M, pénible au possible, en faisant trop, déjà en train d'essayer de jouer avec le public 5 mn après son arrivée sur scène. C'était la première fois que je le voyais et à part quelques passages un peu meilleurs, ce fut surtout fatiguant...beats techno, course vers le public, solo, course, beat techno, changement de costume, solo, on joue avec le public, pfff.... 
Du coup, j'en ai profité pour aller avaler un sandwich de chez "tricatel" assez immonde. Heureusement, la bière était un peu meilleure, tout ça achetable avec des tickets food (12 € les 10) ou drink (10 € les 4), pas folle la livenation...
Heureusement, on aura eu droit à une bonne mise en appétit avec le set de Ben Harper, qui malgré 2-3 moments de grâce aura tout de même eu du mal à décoller, la faute sans doute à un public qui semblait plus être venu pour PJ.
Les passages marquants furent pour moi une reprise d'Heartbreaker de Led Zep plutôt bien sentie, le titre "Lay there and hate me" et surtout le duo sur Under Pressure avec Vedder, magnifique.
Un moment improbable, quand Ribéry apparaît sur les écrans -suite à un bug de l'équipe vidéo sûrement- et se fait siffler, Ben Harper relevant la tête vers le public et se demandant ce qui se passe au milieu d'un passage de slide...et peut-être aussi ce qu'il faisait là? Surprenant comme il m'a semblé presque absent par moments...
En tout cas, un sacré contraste avec l'omni-présent/potent M.
A noter que Ben a joué quelques morceaux de ses albums des années 2000 (diamonds on the inside et Lifeline notamment).

Ensuite, le set de Pearl Jam, 1h et demie intense, avec des titres taillés pour les festivals (beaucoup du premier album Evenflow, Jeremy, Porch, Alive...) mais aussi State of love and Trust, Of the Earth (un inédit encore en construction selon Vedder), un Red Mosquito pour commencer les rappels avec Ben Harper, excellent, et un énorme Baba O Riley avant de conclure sur Yellow Ledbetter. 
Court par rapport à leurs concerts standards (en gros, ils durent 2h30 - 3h en général) mais une grande prestation tout de même. Eddie Vedder en superforme vocale, les autres au top, un son énorme, chaque instrument ressortant très clairement 

vendredi 25 juin 2010

Gov't Mule, 24 juin 2010, Bataclan Paris

Très bon concert, malgré la chaleur suffocante...
Un final fantastique sur When the music's over! 
C'est toutefois dommage que le Bataclan impose un couvre feu avant 23h, ce qui nous a sûrement privés d'un concert plus long...
juste un petit bémol: c'était quoi ce lent morceau interminable avec de longues, très longues, très très longues impros ?

Bonne première partie de blues rock classique et pêchu: Johnny Gallagher, une découverte pour moi (dans la famille Rory, à moins que ce ne soit un cousin très très éloigné de Liam et Noël...). 



Set-list:

Bad Little Doggie
Broke Down On The Brazos
Blind Man In The Dark with Pygmy Twylyte Intro
Endless Parade
Sco-Mule
Beautifully Broken
Kind Of Bird
Soulshine
I'm A Ram
Tastes Like Wine
Railroad Boy
Thorazine Shuffle


Encore:
When The Music's Over

samedi 8 mai 2010

Pavement / The National, 7 mai 2010

J'ai encore pris une bonne baffe, bien vivifiante et régénérante grâce à Pavement, ce groupe culte des nineties.
J'ai pourtant encore failli passer à côté, comme je l'ai fait tout au long des années 90 avec ce groupe.
Quelle erreur c'eût été!
J'y suis presque allé à l'aveugle, comme ça m'arrive rarement, ne connaissant que cut your hair et In the mouth a desert, sans trop savoir à quoi m'attendre. Qu'est-ce que j'ai bien fait!
Pavement est formidable en live. Pas forcément spectaculaire pourtant, ni technique mais incroyablement intense. 
Et ces morceaux qui semblent au premier abord assez bancals tiennent vachement bien la route et rendent irrémédiablement addict de leur musique.
En tout cas, hier soir, Malkmus et sa bande m'ont rajeuni de 15 ans.

En revanche, la première partie, The National, dont presque tout le monde dit le plus grand bien, ne m'a pas convaincu plus que ça. C'est pourtant de la bonne pop mais rien ne m'a vraiment accroché l'oreille, j'ai trouvé leur set assez lisse.
Peut-être un rendez-vous manqué. On réécoutera sur disque.


Setlist:



  1. Encore:
  2. Here 
  3. Encore 2:


samedi 5 décembre 2009

WILCO ROCKS. PARADISO, Amsterdam, 16 novembre 2009

 WILCO ROCKS 16-11-2009

(Souvenirs du) Paradiso, Amsterdam, 16 novembre.
Juste derrière Leidseplein (J'adore le nom de cette place).





"The saxophones started blowing me down
I was buried in sound
and taxi cabs were driving me around
To the Handshake drugs I bought downtown..."

"Out beyond the telescope's pry
Up above the tallest Dutch dope high
He realized this mystery is his..."

"I got on the last flight to Amsterdam
but couldn't hit the runway
so we took off again..."

En réécoutant certains titres, je me disais bien que Jeff Tweedy n'était pas complètement insensible à certains charmes de cette ville.

Certainement pas un hasard si tous ces morceaux figuraient dans la setlist.
Mais l'essentiel n'était pas là, pas plus que dans son regard à la fois amusé chambreur et incrédule quand il a capté ce type au balcon, placé presque au dessus de la scène qui somnolait tranquillement pendant l'intense Spiders (Kidsmoke), et qui s'est fait réveillé par un coup de coude de son voisin dès que le Jeff en question a détourné le regard...

Non, l'essentiel était ailleurs, dans l'intensité, dans la générosité, dans la cohésion, dans le plaisir que dégage ce groupe quand il joue ensemble, dans la manière d'appréhender les rappels, qu'on ne sent jamais comme un passage obligé...
Peu de groupes m'ont fait cette impression sur scène...
A la fois dans l'aisance technique et la sincérité,
dans la maîtrise et le plaisir de jouer.

Ah au fait, c'est peut-être ça l'essentiel: il paraît que le groupe envisagerait de donner très prochainement une suite à (the album).






samedi 26 septembre 2009

Oasis, 3 mars 2009, Bercy

J'aurai vu mon premier concert d'Oasis, à l'occasion de leur ultime concert à Paris (jusqu'ici en tout cas).
L'ambiance semblait alors au beau fixe entre les frères Gallagher (enfin, selon les standards de la famille s'entend, disons qu'ils ne se sont pas craché dessus en public).
J'en garde un bon souvenir, même s'ils avaient la délicate tâche de passer après AC/DC, ils s'en sont plutôt pas mal tirés. En tout cas, un concert que je ne regrette pas, ayant pris mes places au dernier moment, très bien placé, en tribune sur la gauche de la scène, face aux premiers rangs de la fosse.
Et chapeau à Liam Gallagher, garder son parka pendant 2h par 20° en concert...



samedi 25 juillet 2009

Bruce Springsteen, Vieilles Charrues, Carhaix, 16 juillet 2009

En dépit d'une set list assez classique sur le papier, d'un nouvel album dont on n'attendait pas grand chose et des craintes de certains sur l'opportunité de jouer en festival, le cru vieilles charrues 2009 aura été très bon.
Les prévisions météo nous annonçaient pourtant le déluge la veille au soir, mais le ciel breton sera resté clément, nous envoyant ça et là quelques gouttes mais rien de suffisamment sérieux pour qu'on ait droit à un « Who'll stop the rain » en guise d'exhortation.

Première constatation: le site est magnifique, la scène Glenmor faisant face à une sorte d'amphithéâtre naturel qui a permis à l'ensemble des 45000 spectateurs d'avoir une bonne vue de la scène, bien meilleure qu'au fond de n'importe quel stade.

Ensuite, le son était excellent -si l'on excepte quelques rafales de vent qui l'ont déporté à certains moments du concert (seul le début de Born to Run en a réellement subi les conséquences d'où j'étais situé). Le son était excellent, donc, très supérieur à la bouillie du Parc l'année dernière, c'est peut-être même la meilleure sonorisation d'un concert de l'ESB auquel j'ai assisté (c'était « seulement » mon 5ème après Bercy 2002, SDF, Bercy 2007 et le Parc) : jamais, je n'avais entendu aussi clairement Bobby Jean, No Surrender ou Dancing in the dark, par exemple).
Le groupe fait son entrée à 21h36 (oui, je retarde...), après avoir laissé la charmante Priscilla Ahn, les plutôt bons (sur scène en tout cas) Fiction Plane (malgré les a priori liés aux ressemblances avec qui vous savez) et les pénibles Killers ouvrir la voie.

Après une bonne entrée en matière ( de Badlands à Out in the Street) le premier temps fort vient avec Outlaw Pete, qui sur scène, prend une belle ampleur (c'est d'ailleurs une vraie -bonne- surprise pour moi).
le morceau Working on a Dream fonctionne plutôt bien, mais est loin d'atteindre le niveau du précité...
La trilogie Seeds / Johnny 99 / Youngstown est un autre moment d'anthologie, guitares saillantes en avant, Bruce poussant tellement sa voix sur Youngstown que j'ai craint un peu pour la suite du concert. D'ailleurs, a t-il adapté la setlist à cet aléa?

Après un Darkness de bonne facture, vient le temps des request. C'est Tenth Avenue (dans une très bonne version- mais est-ce vraiment une rareté?- et surtout I'm goin down qui gagnent à la loterie Brucienne version Breizh 2009.
Ensuite, on aura droit à un Because the night qui embrasera tout le public (d'où j'étais situé, c'était assez spectaculaire) puis à un superbe « The river » qui déclenchera des wow d'admiration tout autour de moi (même si « Racing in the street » ne m'aurait pas déplu - décidément, les lubies-).

Seul petite déception: les rappels seront très classiques (pas de Rosalita, snif...) mais sauvés par un twist and shout final d'anthologie, où j'ai eu le sentiment que 45 000 paires de mains se levaient simultanément, impressionnant moment de ferveur collective... jusqu'à la chute de Bruce (j'ai eu mal au dos pour lui)!

Pour conclure, même s'ils semblaient un peu fatigués, j'ai trouvé le groupe excellent (cohésion instrumentale, Clarence assez discret mais impeccable au sax, Niels et Steve complémentaires et même complices, Max tout en puissance, les choristes amenant un plus indéniable en l'absence de Patti Scialfa et le rapport au public de Bruce a été beaucoup plus sobre qu'au Parc (moins lourd en tout cas) avec ce moment plein d'humour où il fait monter « French Courtney Cox » sur scène.

Et puis, s'adresser au public en breton « Deimat, Deimat Carhaix » en montant sur scène, il n'oublie décidément rien, ce Bruce.


samedi 6 juin 2009

Éloge de MAGIC octobre 2007- avril 2009

IS MAGIC MAGIC ? 

« Trust none of what you hear
And less of what you see »

Avec Magic, Bruce Springsteen vient peut-être de sortir son meilleur album depuis la reformation du E Street Band pour le Reunion tour en 1999. 

Radio Nowhere était un bon single mais Bruce cachait bien son jeu derrière ce titre d'ouverture très rock : il vient de sortir l'album que beaucoup de ses fans les plus ardents n'attendaient plus. Il crée la surprise en sonnant plus pop que jamais, après l'escapade avec le Sessions band. On se jurerait revenus entre 1976 et 1979, à l'époque où il composait des perles comme Iceman, Livin on the edge of the world (« Livin' in the future » qui sonne Tenth Avenue matiné de So young and in love).
Les morceaux semblent meilleurs à mesure qu'on les écoute, ce qui contredit l'impression de facilité qu'on pourrait faussement percevoir au premier abord (You'll be comin'down, Your own worst ennemy...sont des bijoux qui peuvent paraître d'abord un peu faciles).

Radio Nowhere: morceau d'attaque très rock n'roll, simple et carré, idéal pour caler l'auditeur dans son fauteuil.

You'll be comin'down: titre à double tranchant, qui peut dérouter, qui sonne « Bruce classique ».

Livin' in the future: assez proche dans l'esprit et la construction d'un tenth avenue, avec un Clarence retrouvé, impatient de l'entendre sur scène, paroles à tomber « we're livin in the future and none of this has happened yet »

Your own worst ennemy: un pur bijou pop

Gipsy Biker: très rock, dans l'esprit de Lucky town, paroles magnifiques encore une fois.

Girls in their summer clothes: très léger, estival, avec des arrangements qui en font un autre futur classique, il semble en avoir le potentiel, à se demander s'il n'a pas été écrit en 1979!

I'll work for your love: intro piano très typique du style de Roy Bittan, puis une explosion de guitares, morceau assez banal selon moi, sans doute le plus faible de l'album..

Magic: un très bon morceau, le grand frère de Paradise, Magic est (osons-le) magique avec des paroles ironiques, presque sardoniques comme Springsteen ne nous y avait pas habitués.

Last to die: très rock, texte magnifique, d'ailleurs l'album sous des airs légers est beaucoup plus engagé qu'il n'y paraît.

Long walk home: encore une perle...peut-être le meilleur morceau de l'album.

Devil's Arcade: titre émouvant qui vient clore l'enchaînement « Magic, Last to die, long walk home, Devil's arcade ». M'a laissé sans voix, sur ce coup là!

Terry's song : morceau caché, bel hommage acoustique à Terry Mc Govern, on peut toutefois se demander pourquoi il n'est pas mentionné dans la track list (pourquoi pas en bonus plutôt que « caché »?).

En conclusion, je ne crois pas avoir ressenti autant d'émotion à la découverte d'un nouvel album du boss depuis... pffff...le coffret Tracks qui n'était d'ailleurs pas un vrai nouvel album mais une compil d'inédits.

La production de O'Brien est à mon sens plus subtile qu'il n'y paraît, certes pas rugueuse, très habillée, parfois peut-être un peu trop. Certains ont jugé cet album surproduit à sa sortie, d'autres continuent à reprocher un côté artificiel, lisse. C'est vrai que ça ne sonne pas E Street Band mais je trouve pour ma part qu'il vieillit bien, nettement mieux que Working on a dream paru 15 mois plus tard et qui prend la poussière sur son étagère depuis...