mercredi 14 mai 2014

The Craftmen Club

Voici un groupe de rock qui vient de sortir un très bon album, The Eternal Life, dont personne ou presque ne parle dans les medias français (ils ont eu des chroniques au Canada).

The Craftmen Club vient de Guingamp.
Ils ont déjà deux albums à leur actif, dont au moins un qui est excellent : 36 minutes, sorti en 2008, qui lorgnait parfois vers le rock de Gun Club mais aussi vers le country rock le plus viscéral.
L'autre-que je n'ai pas pu entendre (j'ignore si c'est encore disponible), s'appelle "I give you order never to play that record again".
Prémonitoire?

Eternal Life est un virage dans leur parcours, après un break de 3 ans.
Un rock plus direct, plus organique, des instruments plus froids (plus vraiment de banjo, des claviers et quelques bandes accompagnent 2 guitares, une basse et une batterie).
Allons y pour les comparaisons, histoire d'essayer de situer le style, en espérant ne pas trop caricaturer ou réduire.
Quelque part entre Black Rebel Motorcycle Club, Joy Division / New Order, Gun club et Depeche Mode, ils rappellent aussi la démarche de Primal Scream qui privilégie des changements d'ambiance quasiment à chaque album, de manière parfois assez  radicale.

Copyright The Craftmenclub


Et, donc, personne n'en parle.
Y a t-il encore des "journalistes" ou des passionnés de Rock dans ce pays?
Ou bien tout le monde dort par ici?

Ah, au fait, ce groupe est encore meilleur en live. N'hésitez pas une seconde s'ils passent à moins de 100 bornes de chez vous.


dimanche 9 mars 2014

Bilan 2013

Voilà, l'année s'est achevée depuis un petit moment. Grand amateur de classements subjectifs et de bilans annuels qui ne veulent pas dire grand chose, et fan de High Fidelity, le bouquin de Nick Hornby puis le film de Stephen Frears avec John Cusack, j'ai décidé de m'amuser à tenter un classement ou au moins une énumération des réussites et déceptions qui ont fait mon année 2013.

Le retour de Bowie.
The next Day m'a bien plu, notamment les deux singles magnifiques "where are we now" et "the stars are out tonight". Ce n'est peut-être pas un chef d'oeuvre absolu mais au moins un come back aussi inattendu que réussi.

Lightning Bolt de Pearl Jam.
Après une première impression mitigée, l'album s'impose petit à petit, et malgré une fin un peu moins intense, devient un des plus réguliers à séjourner sur ma platine.

Queens of the Stone Age / Like Clockwork.
Plus séduisant au premier abord, plus pop que ses prédécesseurs, c'est un retour réussi, après 6 ans d'absence. Déjà, rien que pour I Appear missing, le meilleur titre de l'album....

Rendez-vous raté avec Fleetwood Mac.
Je devais les voir sur scène à Bercy, c'est loupé.
C'est mon frère moins fan qui en a donc profité. Il a apprécié le concert, même s'il est moins sensible à leur écriture mélodique et leurs harmonies pop.

Nick Cave : Push the sky away

Alice in chains : The devil puts dinosaures here.
Un poil en dessous de black gives way to blue, il faut l'admettre mais rien que pour Low Ceiling, Hollow et Voices, on est prêt à se damner.

La mort de Lou Reed, celle de James Gandolfini.
2 personnalités très différentes mais très charismatiques, un acteur de génie qui vole la vedette quasi systématiquement à ses partenaires et un bipolaire de première qui auront marqué leur art respectif d'une empreinte que les années n'effaceront pas de sitôt.

La (re)découverte de Cheap Trick.

Le retour de Cantat  avec Detroit.

House of Cards.
Une série brillante avec le parfait Kevin Spacey dans ce rôle de politicien cynique taillé sur meure.
La meilleure série de l'année? En tout cas, une alternative en forme de contre-feu idéal au très réaliste et tout aussi réussi "Borgen" avec là aussi une grande actrice, Side Babett Knudsen qui jour Birgitt Nyborg.
La saison 2 arrive, encore un peu de patience...

Jake Bugg / Shangri La.
Le jeune Jake semble avoir une belle carrière devant lui. A peine 20 ans, et deux très bons albums, le second me semblant encore meilleur que son premier essai. Un peu de fraîcheur dans ce monde trop réchauffé.
De superbes compos et une maîtrise impressionnante à son âge.
Il faut aussi dire qu'il sait s'entourer, ce qui ne gâche rien.

Jim Jones Revue.
Une claque magistrale le 15 août, quelle puissance de feu sur scène.

Jonathan Wilson.
Après un concert court mais mémorable aux vieilles charrues, un album très long mais plus que réussi, "Fanfare", qui confirme tout le bien qu'on pense de ce touche à tout qui remet les seventies au goût du jour.


samedi 8 mars 2014

Drive-by Truckers de retour avec English Oceans


Le nouvel album de Drive-By Truckers est disponible depuis une semaine, il se nomme English Oceans et donne une nouvelle fois la mesure du talent de Patterson Hood et Mike Cooley, les deux songwriters qui se révèlent très inspirés par ce retour aux sources de leur style.
Aux Etats-Unis, ils sont présentés comme de possibles prétendants au titre de meilleur groupe de rock actuel.
Ils ont déjà publié plusieurs albums hautement recommandables, dont les récents the Big to Do (2010) et Go Go Boots (2011) et le double plus ancien  Southern Rock Opera (2002) ou encore Alabama Ass Whuppin récemment remasterisé.
En France, personne ou presque ne les connaît.
Il viennent en Europe au mois de mai et passeront par l'Irlande, l'Angleterre, Amsterdam, la Belgique puis presque deux semaines après, un festival à Barcelone avant de reprendre l'avion pour enchaîner à Houston à peine 2 jours plus tard.

En France, on se demande (encore et toujours) ce que font les programmateurs des salles de rock et les festivals pour rater ou ignorer un tel groupe. Et les "journalistes Rock" les snobent de façon absolument incongrue (mais est-ce encore un métier ou sont-ils tous devenus attachés de presse, à se précipiter tels des mouettes sur le dernier chalutier à la mode pour l'oublier 2 mois plus tard? Merci Eric Cantona).
Car en live, Drive-by Truckers est un des groupes les plus intenses et généreux qu'il m'ait été donné de voir (à Dublin, en mai 2011, dans une salle magnifique bondée d'irlandais connaisseurs).
Il faut dire que là-bas ils comprennent les paroles de ce groupe originaire d'Athens en Georgie, comme REM. (ils ont d'ailleurs récemment partagé la scène avec Peter Buck, invité à jouer sur un de leurs morceaux du dernier album). Les textes tracent en effet un portrait à la fois critique et réaliste du Sud des Etats-Unis (principalement, puisqu'ils en sont originaires) et des violences ou non dits qui le caractérisent.
Même si ce dernier semble moins directement ancré dans leur "Dirty South", titre d'un autre de leurs albums, il continue d'aborder des sujets inspirés du monde contemporain.
The part of him traite de politique et de corruption, par exemple (rien à voir avec des faits réels, bien entendu).
Shit shots count ouvre l'album en s'appuyant sur les influences stoniennes du groupe, d'autres morceaux lorgnant vers le Crazy Horse de Neil Young ou intégrant quelques touches folk ou country (c'est vrai qu'en France, ce style est assimilé à une caricature grossière, un peu comme si pour un américain moyen Patrick Sébastien était le maître étalon de la chanson française à textes).

Et en plus, la première partie de la tournée européenne sera assurée par les non moins excellents Heartless Bastards.

Dates annoncées:
Sat May 10 Dublin Ireland Vicar St. w/ Heartless Bastards
Sun May 11 Glasgow UK ABC w/ Heartless Bastards
Mon May 12 Manchester UK Ritz w/ Heartless Bastards
Tue May 13 London UK Shepherd's Bush Empire w/ Heartless Bastards
Thu May 15 Amsterdam Netherlands Paradiso w/ Heartless Bastards
Fri May 16 Antwerp Belgium Trix w/ Heartless Bastards
Fri May 30 Barcelona Spain Primavera Sound 




vendredi 16 août 2013

The Jim Jones Revue, Juliette Gréco, Musicalarue, Luxey, 15 août 2013


C'était hier soir, à Luxey, charmante petite bourgade du nord des Landes que je découvrais en même temps que son festival. Une vraie belle surprise pour moi, tout un village transformé pour l'occasion en une multitude de scènes, dédié pour moitié aux arts et au théâtre de rue et pour l'autre à la musique, dans des styles très variés mais qui réussissent au final à créer un tout, un peu foutraque comme il se doit mais d'une cohérence assez remarquable (sans doute lié aussi au planning proposé, arts de la rue en fin d'après midi et concerts le soir), dans une ambiance festive et très bon enfant.
Arrivé un peu tard, le temps d'avaler une (très bonne) patate (chaude) sauce norvégienne, un verre de vin et nous voici au théâtre de Verdure,  archi-comble, pour assister au concert de Juliette Gréco. Mes craintes sur la qualité de la prestation et la forme de la dame (je l'apprends tout juste, elle a apparemment fait un malaise la semaine dernière) seront vite balayées. Si elle n'a plus tout à fait la voix de sa jeunesse, Juliette Gréco a su adapter son répertoire en conséquence pour en garder toute l'intensité et la fragile beauté.
Un moment de poésie, ce n'est pas tous les jours qu'on croise une interprète de cette dimension. Elle a rendu hommage aux grands auteurs et compositeurs qui l'ont accompagnée (Ferré, Brel, Gainsbourg, Jouannest...) devant un public conquis et très réceptif, sans négliger l'humour quand il s'agit d'introduire une chanson un peu embarrassante ("Déshabillez-moi").
Un vrai beau moment.

Après un petit tour devant le stand de vinyles, ou j'ai mis la main sur un Johnny Cash alléchant (période Rick Rubin), un petit tour dans le village et on s'arrête place Saint Roch, où le groupe qui m'a incité au déplacement (grâce au bouche à oreille élogieux à leur égard), j'ai nommé The Jim Jones Revue, doit se produire.
1h40 de feu, de rock n'roll, de garage, de rockabilly plus tard, ils ont un nouvel afficionado (et pas qu'un seul si j'en crois les réactions des gens qui m'entouraient...).
Pour reprendre une formule célèbre, le monde se divise désormais (ou plutôt à nouveau) en deux catégories: ceux qui sont fans de The Jim Jones Revue et ceux qui ne les ont jamais vus sur scène!
Je me remets tout juste de la formidable performance livrée hier soir par ces 5 types, généreux, puissants, défendant avec la rage au ventre des morceaux d'une énergie rare, taillés pour la scène comme on dit. Jim Jones sait entraîner le public avec lui, à la manière d'un Jon Spencer qui aurait fusionné avec le Springsteen des 70's, ce type a tout d'un immense performer et son groupe forme un gang explosif, du batteur pêchu qui fait une belle doublette avec le bassiste, au guitariste et au pianiste rappelant parfois un certain "killer" (Jerry Lee Lewis pour les intimes) qui propulse le son des fifties dans le futur.
Yeah! People! Yeah!
Si le Rock n'roll a un futur, The Jim Jones Revue pourrait être celui-là (en tout cas, il siège en bonne place à la table des prétendants).

Après une telle décharge d'adrénaline, il fallait bien l'agréable "nu-jazz" instrumental du trio Hugo Kant pour redescendre tranquillement sur terre, en planant aux doux sons de la flûte traversière et de la basse groovy, alliées aux rythmes parfois d’influence hip hop du batteur, techniquement impressionnant lui aussi.

Si la programmation est de cette qualité dans les prochaines éditions, vous pouvez compter sur moi pour repasser par Luxey. Musicalarue, see you next!

The Jim Jones Revue, Luxey, 15 août

mercredi 31 juillet 2013

Sound City Real to Reel

Un petit mot sur cet excellent docu (Rockumentaire comme on dit dans les milieux autorisés chez les rock-critics) réalisé par Dave Grohl sur les mythiques studios Sound City, en Californie qui ont hélas fermé leurs portes en 2011.
C'est très bien fait, on y croise du beau monde, dans le désordre Neil Young, Fleetwood Mac, Fogerty, Springfield, Josh Homme, Trent Reznor, Rick Nielsen, Carl Perkins, Tom Petty, RATM, Rick Rubin....vraiment passionnant.

Dave Grohl sait-il tout faire?



Je n'en sais rien. Jamais à court d'idées en tout cas, le fan éclectique de musique qu'il est en a profité pour réaliser un album avec une partie des musiciens interviewés à cette occasion (tant qu'à faire...) qu'il a enregistré sur la fameuse console Neve 8028 qui a fait les heures de gloire de ce studio. C'est forcément inégal mais malgré tout fort recommandable ne serait-ce que pour les titres avec Stevie Nicks, Rick Springfield et la collaboration avec Trent Reznor et bien sûr Josh Homme (complice de Dave Grohl depuis un moment maintenant, puisqu'ils ont commencé à collaborer ensemble sur le désormais classique "Songs for the Deaf" de Queens of the Stone Age paru en 2002). 
A noter aussi la présence de McCartney sur Cut me some slack, invité à jouer un inédit (?) de Nirvana avec les membres du groupes disponibles (Cobain avait un mot d'excuse). 





dimanche 21 juillet 2013

Neil Young and Crazy Horse, Jonathan Wilson, Vieilles Charrues, samedi 20 juillet 2013

Vieilles Charrues 2013, samedi 20 juillet.

Jonathan Wilson*

Après une belle averse, sous un ciel menaçant, mais qui finalement ne lâchera que quelques gouttes, le jeune prodige folk rock a livré une prestation superbe, digne de son fantastique album « gentle Spirit ».
Mélodies inspirées, harmonies vocales qui rappellent les meilleurs groupes des sixties, folk rock californien du meilleur goût, ses morceaux ont encore pris de l'ampleur sur scène (pour avoir vu le gars en première partie de Tom Petty l'année précédente, il a eu la bonne idée d'abandonner ses intros et ses digressions parfois un peu trop longues pour mettre en valeur l'essentiel).
Devant quelques centaines de spectateurs visiblement conquis et connaisseurs, il aurait pu tout simplement emporter la palme mais en une petite heure, c'est le lot des festivals, il nous aura surtout donné envie d'en entendre encore plus.

*A noter que ce musicien "touche à pas mal de trucs" est aussi le producteur d'un très bon album paru en 2012, celui de Joshua Tillman alias Father John Misty.






Asaf Avidan and Band

Après Jonathan Wilson et en attendant le Loner, on se dirige vers la grande scène ou se produit Asaf Avidan dont beaucoup disent le plus grand bien.
Ce type a une présence incontestable, sait « jouer » avec le public et se le mettre dans la poche, en lui faisant chanter son tube, une voix phénoménale -toutefois un peu trop criarde- mais je dois avouer n'avoir été qu'à moitié convaincu par son set. Sans en être très familier, sa musique est de qualité, mais est-ce la réaction des ados hystériques ou certaines ficelles qui ont trop insisté sur le côté festif de son œuvre, quelque chose m'a fait tiquer, quelque chose en moi a résisté à une adhésion ou à une reddition sans conditions. 
Peut-être aussi que ce n'est pas mon truc.
Sauf que le dernier morceau était fait pour des gens comme moi. Décidément, rien n'est simple.



Neil Young and Crazy Horse

J'aurais bien aimé écouter Biolay, je ne l'aurai que vu (et aussi Jeanne Cherhal, guest sur 2 titres). Sur les écrans géants à côté de la scène Glenmor, la faute à l'envie d'être le mieux placé possible pour revoir le vieux Neil et découvrir enfin ses complices du mythique Crazy Horse.

L'orage menaçait sérieusement vers 22h, quand les vieux chevaux ont fait leur entrée sur scène, les nuages noirs semblaient les défier pour voir si le sorcier méritait sa réputation.
A part quelques gouttes, le ciel ne nous sera finalement pas tombé sur la tête samedi soir.

Sans doute que la fin de Hole in the Sky, avec les incantations "No Rain! No Rain!" et que la magie du Crazy Horse auront fait leur effet.

Neil Young était en très grande forme hier soir, et le vieux cheval fou était redevenu indomptable, malgré les années (je ne ferai pas d'allusion aux cowboys, promis).
Quel plaisir de voir ces mecs à près de 70 piges, s'éclater sur scène, s'échanger des sourires, se donner des coups de pieds au cul et en remontrer à tous les jeunes branleurs et vieux ronchons présents dans le public. Et quelle alchimie entre eux, cette tournée porte vraiment bien son nom car c'est de ça qu'il s'agit, ces quatre types créent une musique unique et n'ont pas besoin d'en rajouter, leur force est dans le son qui sort des enceintes.
Lâchons le mot, j'ai trouvé le concert monstrueux pour ma part, avec un son excellent, si ce n'est quelques petits problèmes techniques sur la guitare (quelques sautes de son), vite résolus à chaque fois.

J'avais lu quelques avis mitigés et j'avais peur qu'ils jouent trop sur le côté bruitiste -le péché pas toujours mignon du bonhomme- mais à part la fin de Walk like a giant et de Hole in the sky, le vieux Neil et ses potes sont restés assez sobres de ce côté et je n'ai pas trouvé de longueurs excessives.

La partie acoustique a -sauf quelques incurables- fini de convaincre les spectateurs réticents* avec Comes a time, Heart of Gold, Blowing in the wind et Singer without a song au piano, magnifique.

On a eu droit ensuite à un très bon Ramada Inn, à un Sedan Delivery d'anthologie, à Rockin in the free world, à Cinammon Girl, fuckin' up et Hey Hey My My pour finir en apothéose.

Bref, le pourtant pêchu en live Hanni El Khatib a eu bien du mal à attirer le public après ce déluge (des guitares, pas des cieux). 
Sorry Hanni mais je ne pouvais plus hier soir, la faute aussi sans doute à ton dernier album, un peu trop facile à mon goût, un peu trop propret Black Keys.
Désolé aussi d'avoir lâché l'affaire avant the Roots (un groupe fantastique).


Set List :

Love and only love
Powderfinger
Psychedelic pill
Walk like a giant
Hole in the sky
Comes a time
Heart of gold
Blowing in the wind
Singer without a song
Ramada inn
Sedan delivery
Surfer Joe and Moe the sleaze
Rockin' in the free world
Mr. Soul

Cinnamon girl
Fuckin' up
Hey Hey My My



*Après 45 ans d'existence du Crazy Horse et un nombre incroyable de classiques à leurs actifs, après que Pearl Jam et Nirvana, parmi tant d'autres, les aient reconnus « source d'inspiration » (donc -allons-y- d'utilité publique) , certains persistent à penser que Neil Young n'est que le folkeux de génie responsable d' « Harvest », oubliant d'ailleurs au passage, dans cette même veine, « After the Gold Rush » et « Harvest Moon », tout aussi recommandables.
Rappelons-le, Neil Young est aussi considéré par beaucoup comme un des pères du mouvement grunge.
Ecoutez le double live "WELD" avec le Crazy Horse pour vous en convaincre.
Il a aussi enregistré le formidable "Mirror Ball" avec Pearl Jam en 1994.







mercredi 17 juillet 2013

Dr. Feelgood

Parce qu'on peut aimer (le mot est faible) deux Wilc/ko à la fois.
Le groupe de Jeff Tweedy Wilco, originaire de Chicago et le guitariste anglais pile électrique /épileptique au jeu mitraillette, sec comme un coup de trique et acéré comme un canif, j'ai nommé Wilko Johnson.


Dr Feelgood a une histoire assez noire et douloureuse, d'abord avec la disparition prématurée de Lee Brillaux à tout juste 41 ans d'une saloperie de cancer foudroyant en 1994, ses penchants pour le gin et la bière, avec une consommation à assécher des pubs entiers n'ayant sans doute rien arrangé.
Elles étaient alors déjà loin les années de gloire de ce groupe de rock' n 'roll prolo de Canvey Island, étendard du pub rock devenu culte et annonciateur parmi d'autres de la déferlante punk qui allait s'abattre sur le Royaume Uni.
Pour une introduction idéale à ce groupe, je vous recommande chaudement un des meilleurs documentaires consacrés à un groupe de rock que j'aie vu, Oil City Confidential de Julien Temple (le dvd n'est malheureusement pas sous titré en français).




Sorti il y a peu, un très chouette coffret (3 CD / 1 DVD) propose une sorte de synthèse de ces années de feu ou Wilko dégainait ses riffs mitraillettes d'une efficacité assez prodigieuse avec la précion d'un sniper, en chef d'escouade épaulé par une solide rythmique et un des meilleurs chanteurs de rythm and blues anglais, toutes périodes confondues, Lee Brillaux donc.

All Trough the City (with Wilko 1974-1977) est truffé de pépites inédites, en plus de l'intégrale des disques parus pendant cette période, où leur futur n'était pas encore plombé mais sentait déjà le cambouis.