vendredi 16 août 2013

The Jim Jones Revue, Juliette Gréco, Musicalarue, Luxey, 15 août 2013


C'était hier soir, à Luxey, charmante petite bourgade du nord des Landes que je découvrais en même temps que son festival. Une vraie belle surprise pour moi, tout un village transformé pour l'occasion en une multitude de scènes, dédié pour moitié aux arts et au théâtre de rue et pour l'autre à la musique, dans des styles très variés mais qui réussissent au final à créer un tout, un peu foutraque comme il se doit mais d'une cohérence assez remarquable (sans doute lié aussi au planning proposé, arts de la rue en fin d'après midi et concerts le soir), dans une ambiance festive et très bon enfant.
Arrivé un peu tard, le temps d'avaler une (très bonne) patate (chaude) sauce norvégienne, un verre de vin et nous voici au théâtre de Verdure,  archi-comble, pour assister au concert de Juliette Gréco. Mes craintes sur la qualité de la prestation et la forme de la dame (je l'apprends tout juste, elle a apparemment fait un malaise la semaine dernière) seront vite balayées. Si elle n'a plus tout à fait la voix de sa jeunesse, Juliette Gréco a su adapter son répertoire en conséquence pour en garder toute l'intensité et la fragile beauté.
Un moment de poésie, ce n'est pas tous les jours qu'on croise une interprète de cette dimension. Elle a rendu hommage aux grands auteurs et compositeurs qui l'ont accompagnée (Ferré, Brel, Gainsbourg, Jouannest...) devant un public conquis et très réceptif, sans négliger l'humour quand il s'agit d'introduire une chanson un peu embarrassante ("Déshabillez-moi").
Un vrai beau moment.

Après un petit tour devant le stand de vinyles, ou j'ai mis la main sur un Johnny Cash alléchant (période Rick Rubin), un petit tour dans le village et on s'arrête place Saint Roch, où le groupe qui m'a incité au déplacement (grâce au bouche à oreille élogieux à leur égard), j'ai nommé The Jim Jones Revue, doit se produire.
1h40 de feu, de rock n'roll, de garage, de rockabilly plus tard, ils ont un nouvel afficionado (et pas qu'un seul si j'en crois les réactions des gens qui m'entouraient...).
Pour reprendre une formule célèbre, le monde se divise désormais (ou plutôt à nouveau) en deux catégories: ceux qui sont fans de The Jim Jones Revue et ceux qui ne les ont jamais vus sur scène!
Je me remets tout juste de la formidable performance livrée hier soir par ces 5 types, généreux, puissants, défendant avec la rage au ventre des morceaux d'une énergie rare, taillés pour la scène comme on dit. Jim Jones sait entraîner le public avec lui, à la manière d'un Jon Spencer qui aurait fusionné avec le Springsteen des 70's, ce type a tout d'un immense performer et son groupe forme un gang explosif, du batteur pêchu qui fait une belle doublette avec le bassiste, au guitariste et au pianiste rappelant parfois un certain "killer" (Jerry Lee Lewis pour les intimes) qui propulse le son des fifties dans le futur.
Yeah! People! Yeah!
Si le Rock n'roll a un futur, The Jim Jones Revue est celui-là (en tout cas, il y siège en bonne place).

Après une telle décharge d'adrénaline, il fallait bien l'agréable "nu-jazz" instrumental du trio Hugo Kant pour redescendre tranquillement sur terre, en planant aux doux sons de la flûte traversière et de la basse groovy, alliées aux rythmes parfois d’influence hip hop du batteur, techniquement impressionnant lui aussi.

Si la programmation est de cette qualité dans les prochaines éditions, vous pouvez compter sur moi pour repasser par Luxey. Musicalarue, see you next!

The Jim Jones Revue, Luxey, 15 août

1 commentaire:

  1. Hey, Rock'n roll is here to stay : Rock'n roll will never die.

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